
le président du Burundi, Évariste Ndayishimiye, a affirmé détenir des informations crédibles selon lesquelles le Rwanda envisagerait une attaque contre son pays. Cette déclaration, faite lors d’une interview avec la BBC, a ravivé les inquiétudes concernant la stabilité dans la région des Grands Lacs, déjà marquée par des conflits persistants.
Accusations du président burundais
Lors de son entretien, le président Ndayishimiye a déclaré : « Nous savons qu’il [le président rwandais Paul Kagame] a un plan pour attaquer le Burundi. Les Burundais n’accepteront pas d’être tués comme les Congolais le sont actuellement. Les Burundais sont des combattants. »
Ces propos font écho aux tensions historiques entre le Burundi et le Rwanda, exacerbées par les conflits en République démocratique du Congo (RDC), où des groupes rebelles, notamment le M23, sont accusés d’être soutenus par le Rwanda.
Réponse du Rwanda
En réaction, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a qualifié ces accusations de « regrettables », soulignant que les deux pays étaient engagés dans des discussions visant à réduire les tensions militaires et verbales. Il a ajouté que le Rwanda restait attaché à la paix avec le Burundi et dans la région des Grands Lacs, tout en espérant « un peu de calme et de sérénité » dans les déclarations officielles burundaises.
Contexte régional et implications
La région des Grands Lacs est depuis longtemps le théâtre de conflits complexes impliquant divers groupes armés et des interventions de pays voisins. Le M23, un groupe rebelle actif dans l’est de la RDC, est notamment accusé de bénéficier du soutien du Rwanda, bien que Kigali nie ces allégations. De son côté, le Burundi a déployé des troupes en RDC pour combattre ces rebelles, ce qui a contribué à une escalade des tensions.
Les relations entre le Burundi et le Rwanda sont tendues depuis plusieurs années, notamment depuis que le Burundi a accusé le Rwanda d’avoir soutenu une tentative de coup d’État en 2015. Ces nouvelles accusations pourraient donc aggraver une situation déjà fragile et compliquer les efforts de paix dans la région.
Appels au dialogue et perspectives d’avenir
Malgré la gravité des accusations, le président Ndayishimiye a exprimé son souhait de résoudre ces différends par le dialogue, affirmant que son pays n’avait pas l’intention d’attaquer le Rwanda. Cette ouverture au dialogue est essentielle pour éviter une escalade militaire et favoriser une résolution pacifique des tensions.
Les observateurs internationaux appellent les deux nations à privilégier la diplomatie et à s’abstenir de toute rhétorique susceptible d’envenimer la situation. La stabilité de la région des Grands Lacs dépend en grande partie de la capacité des dirigeants à surmonter leurs différends historiques et à collaborer pour la paix et le développement.
les accusations portées par le président burundais contre le Rwanda rappellent la fragilité des relations dans la région et l’importance cruciale du dialogue pour prévenir de nouveaux conflits. La communauté internationale suit de près l’évolution de la situation, espérant que les deux pays trouveront une voie pacifique pour résoudre leurs différends.
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