
Aubin Minaku, ancien président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC) et vice-président du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), a été convoqué pour la deuxième fois en deux semaines par l’Auditorat supérieur militaire de Kinshasa. Cette audition, qui a duré plus de 17 heures, s’inscrit dans le cadre d’une enquête sur des liens présumés entre des membres du PPRD et le groupe rebelle AFC/M23.
Les autorités congolaises soupçonnent certains cadres du PPRD, dont Minaku, d’avoir communiqué avec Corneille Nangaa, coordonnateur de l’AFC/M23, un groupe armé actif dans l’est de la RDC. Ces allégations s’inscrivent dans un contexte où le président Félix Tshisekedi accuse son prédécesseur, Joseph Kabila, d’être impliqué dans le soutien à cette rébellion.
À l’issue de cette longue audition, Aubin Minaku a été libéré aux alentours de 00h30. Son avocat a déclaré qu’aucune charge concrète n’avait été retenue contre lui, affirmant qu’« il n’y a rien au dossier ».
Cette série d’auditions de figures politiques de l’opposition, notamment celles de Ramazani Shadary et Ferdinand Kambere, également entendus le 10 mars, suscite des réactions au sein du PPRD. Raymond Tshibanda, ancien ministre des Affaires étrangères et cadre du parti, a exigé la libération immédiate de Minaku, dénonçant une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.
Ces événements reflètent les tensions politiques persistantes en RDC, où les rivalités entre l’actuel gouvernement et l’opposition continuent d’alimenter des controverses et des accusations mutuelles.



