
Un rapt qui ébranle la sphère politique au Congo.
Le 11 mai 2025, Lassy Mbouity, qui dirige le parti Les Socialistes Congolais et s’est déclaré candidat pour la présidentielle de mars 2026, a été kidnappé à son domicile à Brazzaville par des individus armés et cagoulés. Cet événement se produit quelques jours après une tentative de meurtre dont il avait été la victime.
Selon Martial Mbourangon Pa’nucci, porte-parole du parti, les ravisseurs utilisaient un véhicule sans plaque d’immatriculation, renforçant les soupçons d’une opération orchestrée par le régime en place. Il a déclaré : « Nous sommes convaincus que c’est le régime dictatorial de Brazzaville qui est derrière cela. Ce n’est pas la première fois. Il a déjà été arrêté auparavant, et les personnes qui sont venues chez lui étaient masquées, armées et utilisaient un véhicule sans plaque d’immatriculation. C’est pourquoi nous pensons qu’il s’agit d’un enlèvement. »
Une condamnation unanime de l’opposition
Plusieurs partis d’opposition se sont unis pour condamner cet enlèvement et exiger la libération immédiate de Mbouity. Clément Mierassa, président du Parti Social-Démocrate Congolais, a déclaré : « Cet acte lâche s’inscrit dans une escalade inquiétante de la terreur, de l’intimidation et des violations systématiques des droits de l’homme en République du Congo. C’est une grave atteinte à la liberté individuelle et une violation directe de l’article 9 de la Constitution du 25 octobre 2015. »
Silence des autorités et appel à la communauté internationale
À ce jour, le gouvernement congolais n’a pas réagi aux accusations portées par l’opposition. Face à ce silence, des organisations de défense des droits humains ont lancé un appel urgent à la communauté internationale pour qu’elle intervienne et fasse pression sur les autorités congolaises afin d’obtenir la libération de Lassy Mbouity.
Contexte politique tendu à l’approche des élections
Cet enlèvement intervient dans un climat politique déjà tendu en République du Congo. À moins d’un an de l’élection présidentielle prévue en mars 2026, les tensions entre le pouvoir en place et l’opposition s’intensifient. Lassy Mbouity, figure montante de l’opposition, avait récemment survécu à une tentative d’assassinat, ce qui souligne les risques encourus par les opposants politiques dans le pays.
Une démocratie menacée
La disparition de Lassy Mbouity est un indicateur préoccupant de la situation démocratique en République du Congo. Il souligne les difficultés auxquelles font face les dissidents politiques et exprime des préoccupations concernant la protection des droits de l’homme dans le pays. On appelle la communauté internationale à observer attentivement cette situation et à appuyer les initiatives visant à assurer la liberté et la sûreté de tous les intervenants politiques au Congo.
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