
Le 9 avril 2025, un tournant potentiel dans le conflit de l’est de la République Démocratique du Congo (RDC) s’est dessiné avec l’ouverture de pourparlers directs entre le gouvernement congolais et les rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23) à Doha, au Qatar.
Contexte du conflit
Depuis janvier 2025, le M23, soutenu par le Rwanda, a intensifié ses offensives, s’emparant de villes majeures telles que Goma et Bukavu. Ces actions ont entraîné des milliers de morts et le déplacement de centaines de milliers de personnes, exacerbant une crise humanitaire déjà préoccupante.
Rôle du Qatar dans la médiation
Le Qatar a joué un rôle clé en facilitant ces pourparlers. Fin mars 2025, Doha a accueilli une série de discussions entre le président congolais Félix Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame, aboutissant à un engagement en faveur d’un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel. Parallèlement, des représentants du M23 ont rencontré séparément des médiateurs qataris, préparant le terrain pour les négociations directes à venir.
Gestes de bonne volonté
En amont des pourparlers, le M23 a annoncé son retrait de la ville stratégique de Walikale, située dans une région riche en minerais et reliant quatre provinces de l’est de la RDC. Ce retrait a été interprété comme une démonstration de bonne foi en vue des négociations. Cependant, le groupe rebelle a averti que toute provocation de la part du gouvernement pourrait remettre en cause cette initiative.
Enjeux des discussions
Les pourparlers de Doha visent à :
- Mettre fin aux hostilités dans l’est de la RDC.
- Aborder les revendications du M23, notamment en ce qui concerne leur intégration politique et militaire.
- Discuter des préoccupations sécuritaires régionales, en particulier les allégations de soutien du Rwanda au M23, que Kigali dément.
Perspectives
Ces négociations suscitent un espoir prudent quant à une résolution pacifique du conflit. Toutefois, la complexité des dynamiques régionales et les précédents échecs de pourparlers similaires appellent à la prudence. La communauté internationale suit de près ces développements, espérant que cette initiative aboutira à une paix durable dans la région.



