
Depuis le début de l’année 2025, la zone de santé de Basankusu, située dans la province de l’Équateur en République démocratique du Congo (RDC), est confrontée à une épidémie de maladies fébriles d’origine inconnue. À ce jour, près de 3 000 cas ont été recensés, entraînant 58 décès.
Symptômes et impact sur la population
Les patients présentent des symptômes tels que fièvre élevée, maux de tête, douleurs musculaires généralisées, raideur de la nuque, frissons et fatigue intense. L’évolution rapide de la maladie, avec des décès survenant parfois en moins de 48 heures après l’apparition des premiers signes, suscite une vive inquiétude au sein des communautés locales.
Enquête en cours et premières conclusions
Le 17 mars 2025, une équipe d’investigation de l’African Field Epidemiology Network (AFENET) a mené une enquête approfondie dans l’aire de santé d’Ekoto, plus précisément dans les villages de Lokombo et Ekalankoy. Les investigations ont révélé un délai critique de moins de 48 heures entre l’apparition des symptômes et le décès, accompagné d’une décomposition accélérée des corps. Sur le plan environnemental, la présence de puits d’eau de surface non drainés depuis janvier, situés en aval de vastes plantations de palmiers, a été constatée. De plus, des habitants ont reconnu l’utilisation clandestine d’herbicides et de fertilisants industriels, soulevant des préoccupations quant à une possible contamination environnementale.
Réponses des autorités sanitaires
Face à cette situation alarmante, les autorités sanitaires congolaises, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ont intensifié la surveillance épidémiologique et lancé des analyses pour identifier l’agent pathogène responsable. Les premiers tests ont écarté la présence des virus Ebola et Marburg. Environ la moitié des échantillons testés se sont révélés positifs au paludisme, mais cette seule cause ne semble pas expliquer la gravité et la rapidité de l’évolution clinique observée.
Recommandations et mesures préventives
Les experts recommandent des analyses toxicologiques urgentes des sources d’eau, le renforcement de la surveillance épidémiologique, ainsi que la mise en place d’un dialogue communautaire structuré pour lever les barrières socioculturelles à l’information. La construction de points d’eau améliorés et l’instauration d’un soutien psychologique et humanitaire pour les habitants de la zone affectée sont également préconisées.
Cette épidémie met en lumière les défis sanitaires auxquels la RDC est confrontée, en particulier dans les zones reculées où l’accès aux soins de santé est limité. Une mobilisation rapide et coordonnée des autorités sanitaires, des partenaires internationaux et des communautés locales est essentielle pour contenir cette crise et prévenir de futures flambées épidémiques.
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