
Dans une atmosphère tendue mais symboliquement forte, le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a surpris plus d’un ce jeudi en présentant ses excuses publiques aux députés pétitionnaires, qui avaient récemment exprimé leur mécontentement par voie de pétition contre certains aspects de la gouvernance parlementaire.
Cette sortie inattendue intervient dans un contexte politique où les tensions internes entre députés de la majorité présidentielle et la direction de l’Assemblée nationale commençaient à s’intensifier. Plusieurs voix s’étaient élevées pour critiquer ce qu’ils considéraient comme un manque d’écoute, une gestion centralisée du Bureau, et une répartition inéquitable des responsabilités parlementaires.
Une démarche d’apaisement stratégique
En prenant la parole dans l’hémicycle, Kamerhe a voulu montrer une posture d’ouverture, affirmant qu’aucune critique ne doit être balayée d’un revers de main. Devant les caméras et la presse, il a déclaré :
« Je demande pardon à tous ceux qui se sont sentis marginalisés ou pas suffisamment écoutés. L’Assemblée nationale est la maison de tous, et elle doit rester un espace d’expression démocratique. »
Cette démarche a été saluée par une partie des députés, qui y ont vu un signe d’humilité et de volonté de rétablir le dialogue, mais elle a aussi été accueillie avec prudence par d’autres élus qui exigent désormais des actes concrets et des réformes internes.

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Une crise de gouvernance évitée de justesse ?
La pétition en question, bien que ne visant pas explicitement la destitution de Kamerhe, avait pour but de remettre sur la table les questions de fonctionnement démocratique au sein du Parlement, notamment sur les délais d’examen des lois, la transparence dans la gestion du budget parlementaire, et la représentativité au sein des commissions permanentes.
Certains analystes estiment que la réponse rapide de Kamerhe a permis de désamorcer une crise qui aurait pu ternir davantage l’image de l’institution. En reconnaissant publiquement les doléances et en ouvrant la voie au dialogue, il se repositionne comme un chef d’institution réactif, pragmatique, et soucieux de préserver l’unité au sein de la majorité.
Le défi de la cohésion interne
L’incident met en lumière les fragilités internes du pouvoir législatif en RDC, où les rivalités de clans, les ambitions personnelles et les frustrations sur la répartition des postes alimentent régulièrement les tensions.
Kamerhe, figure expérimentée du paysage politique congolais, sait que son rôle dépasse la simple gestion administrative de l’Assemblée. Il doit incarner un leadership d’équilibre, capable de maintenir la cohésion tout en respectant les aspirations de chaque courant représenté.
Et après ?
Reste à savoir si cette demande de pardon suffira à calmer durablement les tensions. Les députés attendent désormais des engagements fermes : une meilleure circulation de l’information, une gestion participative, et des réformes structurelles dans le fonctionnement du Bureau.
Dans les prochains jours, les regards resteront braqués sur l’hémicycle. Car au-delà des excuses, c’est la capacité de l’Assemblée à rester crédible, efficace et unie qui est en jeu.



