
C’est un message d’une importance capitale qui a été relayé par la porte-parole de la présidence, Tina Salama, sur les réseaux sociaux. Alors que la République Démocratique du Congo (RDC) multiplie les partenariats de haut niveau avec les plus grandes puissances mondiales, les récents accords économiques signés entre Kinshasa et Washington suscitent d’intenses débats au sein du secteur privé et de la société civile. Face aux interrogations légitimes sur le contenu de ces traités, le message du pouvoir est ferme, direct et sans ambiguïté : « Nous n’avons offert aucune mine. »
Derrière cette clarification se cache une réorientation profonde de la diplomatie économique sous Félix Tshisekedi. Contrairement aux pratiques du passé, où l’accès aux richesses géologiques du Congo se négociait sous forme de concessions opaques au détriment du Trésor public, la RDC s’impose désormais comme un partenaire exigeant. L’accord sino-congolais ou les traités avec les États-Unis obéissent désormais à une même doctrine : faciliter la logistique et l’évacuation des ressources via des corridors stratégiques, tout en gardant un contrôle absolu sur la propriété des gisements. Décryptage d’une stratégie de reconquête économique qui bouscule l’ordre mondial.
La mise au point de la Présidence : Lever les zones d’ombre
Le débat a été officiellement ouvert lors des récentes sessions du Makutano Network et de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), en présence du vice-Premier ministre de l’Économie nationale, le professeur Daniel Mukoko Samba. L’enjeu de cette grande messe économique était de lever toutes les équivoques entourant les engagements pris avec l’administration américaine.
Conserver la propriété, fluidifier la logistique
La mise au point de la porte-parole présidentielle rappelle les lignes rouges fixées par la RDC : l’accord avec les États-Unis ne cède aucun droit de propriété sur le sous-sol congolais. La RDC ne donne pas ses mines ; elle ouvre des corridors logistiques (comme le projet du corridor de Lobito) pour permettre l’acheminement sécurisé des minerais vers les marchés internationaux. C’est une nuance juridique et économique fondamentale : l’investisseur étranger n’est plus le maître du gisement, il devient un partenaire commercial et logistique soumis aux lois de la République.
Le rôle du secteur privé : Le véritable thermomètre du partenariat
Comme le souligne Tina Salama, le véritable enjeu de ces accords géants ne réside pas dans les signatures protocolaires à Washington ou à Kinshasa, mais dans ce qu’ils apporteront concrètement aux opérateurs économiques congolais et à la population.
Briser le monopole des intermédiaires étrangers
Pendant des décennies, le secteur privé congolais a été exclu des grands circuits de valeur minière, les multinationales important leur propre main-d’œuvre et leurs sous-traitants. La nouvelle feuille de route économique imposée par Félix Tshisekedi exige que les accords RDC-USA intègrent obligatoirement les entreprises locales dans la chaîne de valeur :
Sous-traitance logistique : Transport, sécurité et gestion des hubs d’évacuation par des entreprises à capitaux congolais.
Transformation locale : Obligation de créer des usines de traitement intermédiaire sur le sol national pour générer de l’emploi qualifié pour la jeunesse.
L’architecture de la nouvelle doctrine économique
Pour mieux comprendre la différence entre l’ancien modèle de gestion et la méthode Tshisekedi, voici un tableau comparatif de la gouvernance des ressources :
Comparatif des Modèles de Partenariat International en RDC
| Axe Stratégique | L’Ancien Modèle (Avant 2019) | Le Modèle Souverain Actuel (2026) |
| Propriété des gisements | • Cession de concessions minières à long terme avec clauses léonines. | • Conservation stricte de la souveraineté ; aucun gisement n’est bradé ou cédé. |
| Rôle de la Logistique | • Transports gérés de manière informelle ou monopolisés par l’acheteur. | • Création de corridors logistiques internationaux contrôlés par l’État. |
| Place du Secteur Privé | • Exclusion quasi totale des entrepreneurs congolais (secteur informel). | • Intégration obligatoire via la loi sur la sous-traitance et le Forum Makutano. |
| Retombées directes | • Fuite des capitaux et optimisation fiscale agressive à l’étranger. | • Exigence de retombées concrètes, visibles et palpables pour la population. |
Les enjeux géopolitiques : La guerre mondiale pour les métaux critiques
En choisissant de collaborer sur le plan logistique avec les États-Unis sans leur aliéner son sous-sol, la RDC joue une partition géopolitique magistrale au cœur de l’affrontement entre Washington et Pékin pour le contrôle de la transition énergétique.
L’équilibre des puissances
La RDC détient plus de 60 % des réserves mondiales de cobalt et des gisements de cuivre de classe mondiale, indispensables pour la fabrication des batteries de voitures électriques et des technologies de pointe. En refusant de céder de nouvelles mines tout en facilitant l’accès logistique, Félix Tshisekedi évite de placer le Congo sous la coupe exclusive d’une seule superpuissance. La RDC parle à tout le monde — à la Chine, aux États-Unis, à l’Europe — mais selon ses propres conditions, en s’assurant que chaque contrat serve d’accélérateur pour le développement intérieur du pays.
5. Le suivi de l’exécutif : L’impulsion de Daniel Mukoko Samba
Le pilotage technique de cette reconquête économique est confié à des visages reconnus pour leur rigueur, à l’instar de Daniel Mukoko Samba au ministère de l’Économie nationale.
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| LA STRATÉGIE DU CORRIDOR SOUVERAIN |
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| [ LES MINERAIS STRATÉGIQUES ] -------------------------------+ |
| - Restent la propriété exclusive de l'État congolais. |
| - Extraction soumise à la fiscalité rigoureuse du pays. |
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| [ LES CORRIDORS LOGISTIQUES ] <------------------------------+ |
| - Financement international pour moderniser le rail et la route |
| - Évacuation rapide vers les ports mondiaux (Lobito). |
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| [ IMPACT CITOYEN ] ---------------------------------------------+
| - Retombées économiques directes dans le quotidien des |
| Congolais. |
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La mission du gouvernement est d’assurer que les barrières douanières, administratives et fiscales soient modernisées pour encourager la fluidité des corridors, tout en veillant à ce que la richesse produite ne s’évapore pas. C’est l’application stricte de la patrouille financière et de l’évaluation des accords internationaux voulue par le sommet de l’État pour transformer le potentiel géologique en réalités budgétaires palpables.
Conclusion : L’émergence d’un nationalisme économique pragmatique
Les clarifications apportées par Tina Salama sur les accords RDC-USA sonnent comme un manifeste pour un nationalisme économique moderne et pragmatique. La RDC n’est plus un pays que l’on pille par des signatures de contrats secrets au fond d’un bureau ; c’est un État souverain qui négocie sa place de « pays-solution » sur l’échiquier mondial.
La route est encore longue pour que chaque citoyen congolais ressente les effets de ces milliards de dollars de transactions dans son panier de la ménagère. Mais en verrouillant la propriété des mines et en exigeant l’intégration obligatoire du secteur privé local via des plateformes comme le Makutano, Félix Tshisekedi pose les fondations d’une croissance endogène. Le message envoyé au monde entier est désormais clair : pour obtenir les minerais du Congo, il faudra désormais enrichir le peuple du Congo.
🌐 Sources officielles
Compte Officiel de la Porte-parole de la Présidence : Révélations et mises au point de Tina Salama (
@TinaSalama2) sur les accords stratégiques RDC/USA et les discussions avec le Makutano Network.Makutano Network (Forum Économique) : Comptes rendus des débats et panels d’échange entre le secteur privé, la FEC et le gouvernement congolais concernant l’intégration locale. Lien vers Makutano
Ministère de l’Économie Nationale de la RDC : Interventions officielles du vice-Premier ministre Daniel Mukoko Samba sur la sécurisation des corridors logistiques et la souveraineté des ressources.
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