
La déclaration choc d’Adolphe Muzito, Vice-Premier ministre en charge du Budget, affirmant que la République Démocratique du Congo pourrait se hisser au rang de troisième puissance économique d’Afrique subsaharienne d’ici 2035, a fait l’effet d’une onde de choc dans le paysage politique et financier africain. Loin d’être une simple formule de circonstance à l’approche des grands rendez-vous politiques, cette projection s’appuie sur une réalité comptable et géopolitique indéniable. Sous la conduite du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et l’action de l’exécutif mené par la Première ministre Judith Suminwa, la RDC a déjà opéré des bonds spectaculaires : le budget national s’est renforcé, et les réserves de change ont bondi de 800 millions à plus de 5,5 milliards de dollars.
Pour la rédaction de Congo Focus, cette ambition de podium continental repose avant tout sur une rupture de paradigme économique. La RDC ne doit plus être le simple réservoir minier du monde, mais le cœur industriel de la transition énergétique globale. En exploitant ses gisements stratégiques de cobalt, de cuivre et de lithium, tout en imposant la transformation locale de ses ressources, Kinshasa détient les clés d’une croissance exponentielle capable de redéfinir la géopolitique africaine.
1. Le cobalt et le lithium : Les deux piliers de la souveraineté industrielle
La RDC détient une position de quasi-monopole mondial sur le cobalt, contrôlant plus de 70 % de l’offre globale. À cela s’ajoute le potentiel colossal du lithium rocheux à Manono, dans la province du Tanganyika, considéré comme l’un des gisements non exploités les plus riches de la planète. Dans le modèle économique hérité de l’époque coloniale, ces métaux précieux quittaient le sol congolais sous forme de matière brute à faible valeur ajoutée, privant le Trésor public de milliards de dollars de recettes fiscales et la jeunesse de millions d’emplois qualifiés.
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| LA MUTATION DE LA CHAÎNE DE VALEUR DES MINERAIS |
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| [ MODÈLE ANCIEN : EXTRACTION BRUTE ] -----------------------+ |
| • Exportation de minerai brut à faible valeur. |
| • Pertes financières massives pour le Trésor Public. |
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| [ NOUVEAU PARADIGME : TRANSFORMATION LOCALE ] <---------------+|
| • Raffinage du cobalt et du lithium sur le sol national. |
| • Fabrication locale de précurseurs de batteries électriques. |
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| [ IMPACT À L'HORIZON 2035 ] -----------------------------------+
| • Explosion du PIB et des recettes des régies financières. |
| • Accession au podium des économies d'Afrique subsaharienne. |
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De l’extraction brute à la fabrication de précurseurs de batteries
La stratégie promue par Félix Tshisekedi consiste à imposer le raffinage et la transformation locale. Exporter une batterie ou un précurseur de batterie pour véhicule électrique génère jusqu’à dix fois plus de valeur marchande que l’exportation du minerai brut. En implantant des usines chimiques et des complexes métallurgiques directement au Katanga et dans le Tanganyika, la RDC transforme sa rente géologique en un véritable moteur d’industrialisation durable.

2. La gouvernance financière et le rôle central du VPM Adolphe Muzito
Atteindre la troisième place économique d’Afrique subsaharienne exige une discipline budgétaire de fer et une capacité accrue de mobilisation des ressources internes. Les récentes réformes portées par le ministère du Budget et les régies financières centrales (DGI, DGDA, DGRAD) démontrent qu’une meilleure captation des recettes publiques est possible.
La numérisation de l’assiette fiscale et la fin du coulage des recettes
La digitalisation des procédures de collecte de l’impôt, la traçabilité des flux financiers dans le secteur minier et la lutte contre la corruption ont permis à l’État d’accroître significativement sa marge de manœuvre. Comme le souligne Adolphe Muzito, cette capacité financière renouvelée est essentielle pour permettre à la RDC de financer ses projets majeurs sur fonds propres, réduisant ainsi la dépendance historique vis-à-vis des bailleurs de fonds internationaux.
3. Diversification économique : Le sol avant le sous-sol
Si les minerais de la transition énergétique constituent le carburant immédiat de la croissance, la durabilité de l’émergence congolaise repose sur l’agriculture. Avec 80 millions d’hectares de terres arables et un réseau hydraulique unique au monde, la RDC possède les atouts pour devenir le grenier agricole du continent.
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| LES PILIERS DE LA DIVERSIFICATION ÉCONOMIQUE |
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| [ 1. SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE ] ----------------------------+ |
| • Mise en valeur des 80 millions d'hectares de terres arables.|
| • Réduction drastique des importations de denrées de base. |
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| [ 2. INFRASTRUCTURES VIA LE PDL-145T ] <--------------------+ |
| • Désenclavement des provinces et création de marchés locaux. |
| • Construction de routes de desserte agricole et d'écoles. |
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| [ 3. ÉNERGIE ET HYDROÉLECTRICITÉ ] ---------------------------+
| • Exploitation du potentiel d'Inga et des centrales locales. |
| • Électrification des bassins industriels et ruraux. |
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Le PDL-145T comme socle du développement territorial
Le Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T) constitue la pierre angulaire de cette transformation. En connectant les zones rurales aux centres urbains, en construisant des infrastructures de stockage et de transformation agricole, l’État congolais s’assure que les retombées de la croissance ne restent pas confinées aux seuls centres urbains ou aux enclaves minières, mais profitent directement aux populations de l’intérieur du pays.
2035, le cap d’un Congo fort et souverain
En conclusion, la projection formulée par Adolphe Muzito trace la feuille de route d’une ambition nationale réaliste. La RDC dispose de tous les leviers stratégiques, énergétiques, humains et agricoles pour s’imposer sur le podium des puissances économiques du continent.
Pour Congo Focus, le défi des prochaines années consistera à maintenir le cap des réformes structurelles, à sécuriser les bassins de production à l’Est et à garantir une répartition équitable des richesses nationales. Le rendez-vous de 2035 se prépare dès aujourd’hui par une rigueur budgétaire sans faille et une politique industrielle audacieuse tournée vers la souveraineté absolue de l’État congolais.
Sources
- Ministère du Budget de la RDC : Déclarations officielles du VPM Adolphe Muzito sur les projections macroéconomiques à l’horizon 2035, Kinshasa, juillet 2026.
- Banque Centrale du Congo (BCC) : Rapport sur l’évolution des réserves de change et des indicateurs du secteur minier, Kinshasa, 2026.
- Ministère des Mines de la RDC : Rapport stratégique sur la valeur ajoutée et la transformation locale du cobalt et du lithium, Kinshasa, 2026.
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