
Le climat politique se crispe au sein de la coalition au pouvoir en République Démocratique du Congo. L’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC), parti cher au sénateur Modeste Bahati Lukwebo, est montée publiquement au créneau pour exiger la libération immédiate et sans condition de son vice-président national, Hilaire Kasusa Kikobya. Cette sortie médiatique fait suite à une série d’interpellations survenues au Beach Ngobila à Kinshasa, remuant les fragiles équilibres politiques de la capitale.
Une arrestation sélective qui passe mal
L’affaire a débuté le samedi 9 mai 2026, lorsque Hilaire Kasusa, par ailleurs président du conseil d’administration de l’Institut National pour l’Étude et la Recherche Agronomiques (INERA), a été appréhendé par les services de sécurité au débarcadère du Beach Ngobila en compagnie de quatre autres cadres de sa formation politique. Si l’AFDC a officiellement adressé ses remerciements au Chef de l’État après l’élargissement rapide des quatre compagnons d’infortune, le parti s’indigne du maintien en détention de son seul vice-président, transféré et gardé dans les locaux de la Maison militaire du Chef de l’État à la Cité de l’Union Africaine.
Le spectre d’un règlement de comptes politique
Dans les états-majors politiques kinois, ce traitement sélectif soulève de nombreuses interrogations et alimente les rumeurs de purges internes. Cet imbroglio sécuritaire intervient en effet dans un contexte déjà alourdi par les récents soubresauts autour de Modeste Bahati Lukwebo. La figure tutélaire de l’AFDC a récemment dû composer avec de fortes vagues de contestation interne et de restructuration au sein de son regroupement après ses prises de position commentées sur la révision constitutionnelle. Pour de nombreux observateurs, l’arrestation d’Hilaire Kasusa, un homme de dossiers discret mais hautement stratégique, s’apparente à un message subliminal envoyé à l’aile dure de l’AFDC.
L’AFDC entre gratitude prudente et fermeté
La stratégie de communication de l’AFDC traduit l’embarras et la gravité de la situation. Le parti tente de maintenir un équilibre précaire : d’un côté, il réaffirme sa loyauté indéfectible envers Félix Tshisekedi en le saluant pour les premières libérations, et de l’autre, il qualifie la détention prolongée de son vice-président d’anomalie intolérable. L’évolution de ce dossier dans les prochaines heures fera office de véritable baromètre de la cohésion interne de l’Union Sacrée à l’approche de grands rendez-vous institutionnels.
Sources officielles et vérifiées :
- Direction politique de l’AFDC
- Portail d’information officiel en RDC – 7sur7
- Radio Okapi – Actualité Politique
- Notes d’enquête de la rédaction Congo Focus.
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1 a réfléchi à «Tensions au sein de la majorité : L’AFDC réclame la libération de son vice-président national Hilaire Kasusa»